Le jour où j’ai tué mon père de Mario Sabino

Un prisonnier parle à son psy suite au meurtre de son père. Chaque chapitre pourrait être une séance d’analyse, pour compliquer ou aérer le système, est inséré un livre inachevé écrit par le narrateur. Différents niveaux de récits se succèdent ainsi.
L’écriture est riche, changeante, elle tente de suivre la pensée de ce personnage mono-maniaque, mégalomane et en souffrance, le langage est parfois précieux, truffé de référence culturelle et psychanalytique mais est-ce l’écriture de l’auteur, où la façon de parler du narrateur, intellectuel frustré ?  On est séduit par l’exercice de style tout en se sentant mis à distance, l’auteur tente de nous plonger dans la pensée angoissée du personnage, mais nous ne sommes jamais réellement immergés, on aimerait être plus dans le présent, dans l’immédiateté, d’avoir un peu plus le nez dans la merde.
L’histoire et les personnages nous importent peu, même si l’ensemble se lit sans déplaisir.
Le jour où j’ai tué mon père de Mario Sabino, Éditions Métailié, 2009

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