Mystic River de Dennis Lehane

Un trauma de départ scelle l’histoire de ce livre d’un classicisme absolu.
Trois jeunes dont un à qui se fait enlever et qui revient changé, puis les trois même jeunes devenus adultes, chacun a prit un chemin différent. Un crime horrible va les faire se rencontrer à nouveau.
Hum. On ne peut pas dire que ce soit follement original tout ça.
Un bon début, une bonne fin, une bonne description d’un lieu. Une écriture classique, ample, agréable avec quelques clichés. Une construction à plusieurs voix qui maintient l’attention, procédé qui relance l’intrigue sans cesse.Sinon, rien de neuf sous le soleil. Ça manque de trous, de mystère, tout est souligné, trop souligné. Chaque comportement est expliqué, pour chaque personnages qui entre en scène, l’auteur nous précise d’où il vient, pourquoi il est là, pourquoi il agit comme ça.
Si on ajoute à cela une intrigue qui part du bon vieux trauma des familles, qui n’évite pas certaines incohérences (la femme qui dénonce son mari à un tueur et puis qui change d’avis, un peu artificiel, non ?), se base sur une coïncidence, et dont la fin est prévisible au moins cent pages avant, pour un livre dont l’intrigue, le mystère, le suspense sont importants, ça fait beaucoup.
Bref une grosse machine américaine, rutilante, efficace qui ronronne bien, qui fait illusion, mais qui est sans âme, sans personnalité. Mais bon ça marche, Lehanne aurait tort de se priver.
Mystic River de Dennis Lehane, Rivage thriller, 2002

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