Le Sabot du Diable de Kem Nunn

Une histoire de surf, d’indiens, de magie.
Avec des personnages intéressants, ainsi cet ex surfeur devenu un photographe un peu loser, cette jeune femme au bord de la folie, ce flic indien qui essaie d’éviter que tout se détériore.
Le livre raconte l’histoire d’un photographe qui part prendre une photo d’un ancien surfeur qui va « rider » une vague immense dans un coin paumé. Ce coin étant en territoire indien… Et les événements vont s’enchaîner jusqu’à la catastrophe.
La structure est classique, elle suit plusieurs personnages de façon alternative et irrégulière, qui ne cessent de s’éloigner et de se retrouver dans une nature hostile avec des indigènes hostiles, eux-aussi.
La nature est plutôt bien décrite, la météo aussi, on a froid avec eux. Mais sinon on s’ennuie un peu, à moins d’être passionné de surf peut-être. L’écriture parvient à faire vivre les lieux, mais beaucoup moins les personnages, avec quelques phrases assez limites genre : « Mais elle n’était pas allée bien loin. Il l’avait prise rapidement, avec une force terrible. Elle avait été prise d’une autre façon ensuite, mais plus tard, ailleurs, sur un matelas crasseux. », des formules pas toujours heureuses, une certaine répétition dans les termes, et les descriptions des vagues, du temps, des nuages, etc. lassent un peu. On perçoit l’enjeu très vite, et on perd l’envie de s’accrocher. Ce livre ne sort pas du lot commun des thrillers à l’américaine.
Mais si vous aimez le surf, rider des vagues super hautes, les corps musclés et bronzés avec des tatouages, les photographes has-been mais toujours pros, la nature déchaînée, les Indiens qui ont des visions, ce livre est peut-être fait pour vous.
Le Sabot du Diable de Kem Nunn traduit de étasunien par Jean Esch, Gallimard, La Noire, 2004

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