Crédit revolver de Luc Baranger

Ça pourrait être une biographie, la vie d’un insoumis, sa révolte, le désir de la lutte armée, la trahison, la prison, la « réinsertion », la vengeance. Une histoire qui commence à un très bon rythme, comme un sprint, jusqu’à ce que le personnage se retrouve en prison après avoir été dénoncé. Cela crée une rupture dans le livre, dont le rythme se ralentit.
Ça pourrait être une ballade peuplée de paumés, de personnages en marge. Une ballade qui passe par le Nord de la France, le Canada, une île du Pacifique Sud. On ne sait pas toujours où l’auteur nous mène, ce qui est plutôt stimulant, mais il nous perd souvent en chemin, toutes les péripéties ne maintiennent pas autant l’attention.
Ça pourrait ça ou autre chose, le problème de ce livre est que l’on ne sent pas une motivation très forte de la part de Luc Baranger.
L’auteur aime jouer avec les mots, déroule une écriture riche, faite de longues phrases qui nous embarquent souvent, un vocabulaire varié qui joue avec l’argot, le québécois, etc. qui nous plonge vite dans son univers, même si parfois il en fait trop.
Un livre globalement attachant qui aurait pu être plus resserré.
Crédit revolver de Luc Baranger, Écailler du Sud, 2006

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