Archives par mot-clef : Bernard Dufourg

Manipulation, Bernard Dufourg, Éditions Les Contrebandiers, 2007

L’avantage avec cet auteur, c’est qu’il semble assumer ce qu’il écrit, il fait de la littérature de gare pour divertir. Pour cela, il faut un peu de cul, de la violence, du suspense, un peu de politique. Des chapitres courts, plusieurs personnages qui se suivent, ce qui est loin d’être original mais cela donne du rythme, Dufourg est plutôt bon quand il s’agit de décrire des scènes d’action, de confrontation.
L’avantage surtout c’est que ça tient la route, il y a bien des mièvreries, des scènes d’amour qui se voudraient torrides alors qu’elles sont très clichés, soit ce n’est pas de la grande littérature, mais il sait décrire des lieux, donner envie d’en savoir plus. Pour comparer avec des auteurs de ce genre, c’est quand même nettement mieux qu’un Maxime Chattam par exemple.
Le principal problème est le sexisme omniprésent, ça passait dans le premier roman, on pourrait dire que c’est la loi du genre, de ce type de roman feuilleton avec un héros reporter viril et courageux, mais faire aujourd’hui un livre où toutes les femmes sont des créatures sublimes qui sont aussi d’anciennes putes qui ne se rêvent que de se taper le héros, intrépide, protecteur, c’est assez risible. C’est dommage, ce côté repos du guerrier gâche la lecture d’un roman qui pourrait être un petit roman policier sympa et efficace.

Publié dans Bernard Dufourg, c-d, Critiques | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Mafiya, Bernard Dufourg, Les Contrebandiers Editeurs, 2006

Ce livre ressemble un peu à un vieux roman d’espionnage, une prostituée russe, un héros reporter, des réseaux qui permettent au héros de sortir de la Russie…
Il se compose en deux terrains principaux : la Russie et le pays Basque et la question est à quel moment nous allons de l’un à l’autre. Un roman avec une structure à plusieurs voix qui relancent l’intrigue, on sait depuis le début que ça va se croiser, qu’il y a une somme d’argent qui devrait faire le lien entre les différentes affaires (le héros et une prostituée russe en fuite, et son fils en conflit avec des gangsters locaux) et le jeu est de trouver à quel moment ça va se lier, se regrouper et de quelle façon.
L’écriture n’est pas très marquante, mais les descriptions des lieux, des atmosphères sont assez justes, par contre à deux, trois moments, les relations entre les protagonistes frisent la mièvrerie.
Un livre qui reprend ce côté roman « populaire », presque feuilletonesque qui n’a pas peur du cliché, le principe est un pur principe de plaisir, un livre plutôt ludique ni renversant, ni désagréable.

Publié dans Bernard Dufourg, c-d, Critiques | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Bernard Dufourg, 2006

J’ai rencontré Bernard Dufourg aux journées Sang D’Encre de Vienne avant la sortie de son nouveau livre Manipulation chez le même éditeur.

BM : Comment êtes-vous arrivé au roman noir ?
Bernard Dufourg : En fait je lis beaucoup, je ne lis pas que du polar mais j’en lis beaucoup surtout quand je voyage, c’est facile à lire dans le train, dans l’avion. Je me suis mis à écrire parce que je suis intermittent du spectacle et tout à coup j’ai eu une grosse période de trou, et je me suis dit plutôt que de rien faire, je vais me mettre à écrire, donc j’ai trouvé une histoire intéressante et je suis parti de là. Continuer la lecture

Publié dans a-e, Bernard-Dufourg, Entretiens | Marqué avec , | Laisser un commentaire